Non à la suppression de 5 trains IC directs entre Luxembourg et Bruxelles!

Signez la pétition ICI

 

Dans le cadre de la semaine de la mobilité, les militants d’Ecolo Luxembourg étaient présents mercredi 20 septembre à Arlon et Libramont pour informer les voyageurs d’un mauvais coup porté par la SNCB contre la mobilité des voyageurs luxembourgeois.

A partir du mois de décembre, la SNCB envisage en effet de supprimer les cinq trains « directs » qui relient chaque jour Luxembourg à Bruxelles, aux heures de pointe (avec arrêt à Arlon et Libramont).

Il s’agit des IC 4629 (7h13 à Arlon) et IC 4631 (9h13 à Arlon) vers Bruxelles et des IC 4606 (6h25 à Bruxelles-Luxembourg), IC 4614 (14h34) et IC 4618 (18h34) vers Luxembourg.

Les travaux ont trop bon dos

La SNCB va supprimer cinq trains directs fort prisés par les voyageurs. Le porte-parole de la SNCB parle d’adaptations liées aux travaux sur la ligne 162.

Après avoir réclamé ces travaux de rattrapage depuis 20 ans, voilà que la parlementaire que je suis se plaint des travaux. Contradictoire me direz-vous ?

Mais comment font les autres pays ? En France et au Grand-Duché de Luxembourg, la ligne est interrompue totalement le temps des travaux et souvent en période creuse. Les trains sont remplacés par des bus et la période inconfortable est concentrée sur une courte période.

La Belgique a choisi un autre système. Après avoir supprimé beaucoup d’appareils de voie (qui permettent aux trains d’emprunter une troisième voie ou simplement de se croiser plus facilement là où les travaux nécessitent le passage en voie unique), elle lance plusieurs chantiers sur une même ligne avec de nombreux passages à voie unique et la particularité que l’on travaille partout et nulle part à la fois. Combien de trains-travaux voyez-vous sur la ligne ? Personnellement, j’en croise très rarement. On travaille le jour -et pas tous- jamais la nuit et rarement week-end !

On le dit peu mais la raison de la durée interminable des chantiers se trouve aussi dans cette particularité belge de répartition 60/40 dans le financement des infrastructures ferroviaires.

« Des chantiers ont été arrêtés avec pour seul motif le respect de la clé. Le respect de la clé a pu aussi conduire à augmenter ou accélérer les investissements dans une région (la construction de parkings par exemple) pour permettre la réalisation d’investissements dans l’autre ». (…) « Pour respecter cette clé, un retard significatif dans une région peut rendre nécessaire l’arrêt ou le ralentissement de chantiers dans une autre région » (*).

Le retard des travaux est donc clairement une question de gouvernance et de choix politique !

Alors, Monsieur Ney (porte-parole de la SNCB), votre métaphore avec les chantiers routiers me reste en travers de la gorge. S’il est vrai qu’il y a des chantiers ponctuels sur la E411, nous circulons la plupart du temps à du 120km/h. Quand sur le rail, nous circulons depuis 20 ans au mieux à du 68km/h. Nous demander de la compréhension et de la patience, je considère cela comme un affront envers tous les navetteurs de la ligne 162.

Face à ce problème de gouvernance et à ses conséquences absurdes (suppression de 5 trains et correspondance malheureuse à Marloie), la résignation n’est pour moi pas une option ! Il n’est pas trop tard pour que la SNCB fasse marche arrière et maintienne au moins un train tôt le matin à partir d’Arlon et en fin de journée à partir de Bruxelles.

La SNCB remplacerait ces cinq trains IC directs par deux trains : le premier circulerait à partir d’Arlon à 8h04 en omnibus jusqu’à Libramont et le second quitterait Bruxelles-Luxembourg à 13h34. L’un arriverait à Bruxelles largement après 10h00; l’autre ne correspondrait à aucune attente de la part des voyageurs.

Ecolo Luxembourg est présent ce matin à Arlon et Libramont pour informer les voyageurs et les inviter à protester contre cette détérioration du service de la SNCB en signant la pétition « Non à la suppression de 5 trains par jour entre Luxembourg Ville et Bruxelles ! »

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par thibautcecile Posté dans Rail

Nos petites gares, premières victimes de la libéralisation du trafic voyageur ?

Depuis maintenant presque 20 ans, Ecolo organise la Saint-Valentrain. C’est une nouvelle fois, l’occasion pour les écologistes de remercier et d’encourager les navetteurs, qui bertrixprennent le train, ce sont autant de voitures en moins sur nos routes. Mais il y a aussi un volet politique à notre action : depuis le début, nous réclamons un réel investissement dans l’avenir des modes de transport alternatifs à la voiture. Le Gouvernement fédéral se désintéresse des transports collectifs et de ses milliers d’usagers ! Ecolo ne les laisse pas tomber, ils méritent plus de respect et les défis à relever en termes de mobilité et de climat n’attendent pas.

Il est fréquent pour un voyageur de se retrouver dans une gare sans endroit pour s’abriter et personne à qui s’adresser. La qualité du service ferroviaire est en baisse constante : hall de gare fermé, guichet remplacé par des automates, retards perpétuels,…

2017Marbehanyarnbombing1Pour symboliser son opposition à la suppression du service aux voyageurs, Ecolo Luxembourg a choisi d’habiller chaudement et d’humaniser le mobilier de gare (yarn bombing ou tricot-graffiti). C’est un acte de résistance symbolique : Ecolo s’oppose à cette vision bien attristante du train qui, au contraire, devrait être un atout pour la mobilité du XXIe siècle, rapide, bon marché, sûr, respectueux de l’environnement.

Avec le vote du quatrième paquet ferroviaire le 14 décembre 2016 au parlement européen, les craintes d’une dégradation de la situation se sont renforcées.

Les conséquences du quatrième paquet ferroviaire

Ce texte concerne la libéralisation du trafic voyageur et ne contient aucune règles contraignantes afin que soient respectées les normes environnementales et sociales. La concurrence sera basée sur les prix et non la qualité des services.

Si aucunes balises ne sont misent en place par l’état fédéral nous pouvons nous attendre à l’abandon des section non-rentable, à la dégradation de la sécurité, à la réduction des fréquences sur certaines lignes,…

Ecolo et les verts européens se sont opposés à ce texte. Cependant au vu de la situation, nous insistons pour que l’État Fédéral Belge réglemente la libéralisation du trafic voyageur.

Libéraliser mais avec des règles

En Suisse et en Allemagne, la libéralisation du trafic ferroviaire s’est fait sans trop de heurts. En Allemagne, une libéralisation progressive et par zones géographiques à été effectuée. Chaque zone est constituée de lignes rentables et d’autres moins. Cette méthode permet aux nouveaux acteurs de se développer Gouvyprogressivement sans appauvrir la société historique.

La Suisse a quant à elle réglementé la prise en charge du rail par des objectifs. Ainsi, la fréquence minimale et l’amplitude du service des trains sont assurées par une seule phrase : « Une offre de 18 paires de courses à la cadence horaire intégrale doit être fournie si la demande moyenne sur la section la plus fréquentée d’une ligne dépasse 500 personnes par jour ». L’offre minimum est garantie de manière constitutionnelle.

Nous espérons que l’État fédéral s’inspirera de ces méthodes et fera preuve de bon sens pour limiter les dégâts qu’une libéralisation du trafic voyageur peut produire.

Pour plus d’informations, voici le dossier de presse : 20170211.CPStValentrain

Un Parlement pour le Climat ?

En 2015, alors que la conférence de Paris était sur le point de se terminer, une demande d’établissement d’un rapport d’information était présentée au Sénat. L’objectif étant d’optimiser les discussions et d’apprendre des négociations passées.

En effet, l’Europe en octobre 2014 avait défini des objectifs à remplir à l’horizon 2030. La Belgique a elle aussi des buts à atteindre pour 2020. Cependant, il a fallu six années de négociation pour parvenir finalement à un accord intrabelge, entre l’État fédéral, la Région flamande, la Région wallonne et la Région bruxelloise. C’est pour éviter que le partage de l’effort climatique s’éternise encore et pour rendre la lutte contre le réchauffement climatique efficace que cette demande d’établissement de rapport d’information a été déposée.

Le rapport d’information a été présenté et adopté le vendredi 27 Janvier en plénière au sénat. Il a été communiqué au Premier Ministre, à la ministre de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable, au président de la Chambre des représentants et aux ministres-présidents et présidents des parlements des Communautés et des Régions.

Ce rapport est très prometteur. Il propose des recommandations qui permettraient de fluidifier et accélérer les négociations. Voici un bref résumé des recommandations importantes :

Tout d’abord, il est recommandé d’instaurer une instance parlementaire, où « des députés de la Chambre des représentants, des députés des Parlements régionaux et des sénateurs, pour examiner la politique climatique et débattre des avancées réalisées ou à réaliser »1. Ce sera un lieu interfédéral d’analyse des politiques climatiques.

Ensuite, il est conseillé que le comité de concertation joue un rôle plus important en amont et en suivi du travail de la commission climat. En effet, Les blocages qui ont été vécus auparavant sont dû au mode de décision politique. Le président du comité de concertation et les ministres compétents en matières climatiques doivent venir présenter le travail de la commission nationale climat. Cela permet au comité de concertation de se pencher plus tôt sur le dossier climat.

Pour la commission nationale climat, il est préconisé que la présidence tournante, entre région et fédéral, à chaque fois s’accompagne d’un programme qui sera présenté et discuté au comité de concertation.

Toute ces recommandations ont pour objectif de rendre les travaux climatiques plus efficaces et que la Belgique remplissent ses objectifs auprès de l’Union européenne et de la COP 21. Le Sénat à produit ici un document positif et constructif, il ne reste plus qu’à espérer que ces recommandation soient suivies

1Sénat de Belgique, « Rapport d’information sur le processus décisionnel intrabelge en matière de répartition de l’effort climatique au regard des objectifs climatiques », 23 Janvier 2017

Ecolo On Tour: One!

Ce mardi Ecolo Luxembourg organisait son premier Ecolo On Tour avec la venue de Patrick Dupriez.

Ecolo On Tour, quèsaco ? Ecolo organise un tour des innovateurs belges, sur le terrain. Une manière d’être au plus près de la population et plus particulièrement de ceux qui créent, développent de nouvelles pratiques, projets, qui posent les fondements de notre société de demain. L’occasion pour nous de voir comment nos propositions peuvent coller à la réalité du terrain et de quelles manières nous pouvons les améliorer.

Trois visites ont rythmé cette journée, des rencontrent totalement différentes et pourtant avec un point commun ! L’envie d’avancer, la motivation et l’ambition d’oser aller plus loin que ce qu’on ne fait déjà. Une bouffée d’oxygène, pour nous, politiques, de voir un tel foisonnement d’idées sur une seule et même journée.

Nous nous sommes tout d’abord rendu à l’Alter-boutique (de l’asbl Andage) à Marche-en-Famenne, où nous avons rencontré Tonia Therer porteuse du projet Alter-boutique.

IMG_2094L’Ater-Boutique c’est avant tout un lieu de convivialité tenu par des jeunes handicapés sous la charge de l’asbl Andage. On y vient pour échanger des objets en bon état dont on ne se sert plus et on repart avec d’autres qui nous seront utile. Ici on prend le temps de recevoir les « clients » et de leur expliquer le concept, il est également possible de consommer des boissons sur place, un vrai lieu d’échanges et de vie !

 

   C’est ensuite Jean-Noël Degeye et Monsieur Masson, de l’entreprise Belchanvre qui nous ont reçu dans leurs locaux à Marloie. Belchanvre est une société coopérative fondée en 2012. Elle rassemble majoritairement des agriculteurs pionniers dans la culture du chanvre industriel en Wallonie. Elle développe ses activités dans une approche filière, depuis la culture du chanvre jusqu’à la commercialisation de produits transformés, en particulier des fibres.

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Le chanvre connaît un large regain d’intérêt en Belgique comme dans bien d’autres pays. Cette plante trouve en effet place dans d’innombrables applications. On citera notamment la construction et l’isolation, la papeterie, les matériaux composites, le textile, l’alimentation, le paillage, les cosmétiques…

Par ailleurs, le chanvre fixe une quantité considérable de CO2 dans sa biomasse au terme de sa croissance, aucun produits phyto ne sont nécessaires à sa culture, ce qui fait du chanvre une culture écologique par excellence. De plus, la filière est locale, ce qui ne gâche rien. On ajoutera que les graines de chanvre (chènevis) et l’huile que l’on en tire présentent de nombreuses vertus en matière de santé. Plus particulièrement, elles offrent une teneur équilibrée en acides gras essentiels oméga-3 et oméga-6 de même qu’en d’autres éléments nutritionnels (protéines, acides aminés…).

Belchanvre devrait voir son projet de hangar de transformation aboutir d’ici 2017, un projet d’envergure pour la filière. Une occasion pour nous de voir les difficultés rencontrées par le secteur pour l’octroi des subsides. L’agriculture, un domaine en chantier où tout est encore à faire.

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Nous avons eu le plaisir de pouvoir découvrir un autre projet lors de cette visite, présenté par son président Alain De Bruyn, Agrinew, également porté par le CER et dont les objectifs sont les suivants : il s’agit d’un Hall Relais Agricole (HRA) destiné à la transformation de produits agricoles pour leur commercialisation (découpage, packaging, …). Trois ateliers seront mis à disposition des agriculteurs (conventionnels et bios) ; un pour la viande, un atelier « légumes et fruits » et un atelier produits laitiers. Ces ateliers permettront aux producteurs de répondre à la demande croissante des particuliers et du secteur horeca pour des produits locaux.

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Pour terminer la journée nous avons rencontré une partie de l’équipe de Lire et Ecire Luxembourg asbl. Rita Stilmant la directrice nous a exposé les difficultés qu’ils rencontrent au niveau de l’ocrtoi et de la reconduction des subsides, lee travail avec les communes afin de pouvoir identifier les personnes en situation d’illetrisme. Quant à Benoit Lemaire, coordinateur de projets, il nous a expliqué la motivation principale des bénéficiaires de Lire et Ecrire à savoir, l’intégration d’un emploi. C’est pourquoi ils ont mis sur pied le projet « Des mots et des briques », une alternance entre le travail et les cours. Une réalisation qui prend tout son sens parmi ce public.

D’autres Ecolo On Tour auront lieu en province de Luxembourg prochainement !

Partage du temps de travail

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Ecolo souhaite remettre la question du partage du temps de travail au centre du débat politique. C’est pourquoi nous nous sommes réunis le 24 avril dernier à Namur afin de travailler sur la question.

Plusieurs constats s’imposent à nous ; il y a d’une part un chômage structurel toujours très important notamment chez les jeunes travailleurs peu qualifiés, d’autres part de plus en plus de maladies professionnelles sont déclarées, et enfin les temps de travail partiels subis touchent principalement les femmes. Le gouvernement Michel ne propose que des solutions non-liées à la création effective d’emploi, en misant sur des réductions de cotisations, sur la flexibilité des contrats de travail et sur un retour de la croissance pour enfin créer de nouveaux emplois. Or rien n’indique qu’une croissance suffisante sera atteinte afin de pouvoir coller aux objectifs de création d’emplois.

Ecolo propose ainsi de rendre possible pour les entreprises qui le souhaitent,un passage à la semaine de 4 jours/32h, avec embauches compensatoires, maintien du salaire (pour les salaires bas et moyens) et une aide financière aux entreprises pour prendre en charge les surcoûts liés à ce passage aux 32 heures.

Les avantages sont divers et pour toutes les parties concernées. Les travailleurs à temps pleins trouvent une qualité d’emploi, dégagent du temps pour leurs familles et loisirs ou pour une autre activité professionnelle complémentaire, alors que les travailleurs à temps partiels ont l’opportunité d’augmenter leur temps de travail. Les demandeurs d’emploi quant à eux ont plus de chance de rentrer dans le monde du travail. Du côté des entreprises on entrevoit la possibilité d’organiser son entreprise de manière moderne et de motiver ses employés/ouvriers. Ceci permettrait d’augmenter la cohésion sociale avec un meilleure distribution des richesses sans accentuer la pression sur les ressources naturelles et surtout de lutter contre le chômage.

Pour en savoir plus sur cette proposition, c’est ici!