Hautes écoles : Marcourt prône des « solutions originales » – L’Avenir du Luxembourg 28/10

Le ministre Marcourt promet de «trouver des solutions originales » pour l’enseignement supérieur en Luxembourg.

 

Lundi, en commission enseignement supérieur du Parlement de la Communauté française, Écolo a interrogé le ministre
de l’Enseignement supérieur sur l’avenir des hautes écoles en province de Luxembourg. C’est la parlementaire Émily Hoyos, par ailleurs présidente du parlement wallon, qui a interrogé Jean-Claude Marcourt.

Dans le même temps, le député cdH Dimitri Fourny a également interpellé le ministre sur le même thème.

La clôture de la table ronde de l’enseignement supérieur a permis la reprise des processus de fusion entre d’une part, la HE Blaise Pascal et la HE de Namur et, d’autre part, la HE Robert Schuman et la HE Charlemagne (qu’une rumeur annonçait comme étant compromise!).

Dans sa réponse, le ministre Marcourt exprime sa préoccupation d’assurer dans la durée une présence d’enseignement supérieur de qualité et de proximité en Luxembourg « en développant
des solutions originales ».

Il confirme que le projet de fusion entre Robert Schuman et Charlemagne est toujours d’actualité et qu’il souhaite « voir où on va » à la prochaine rentrée. Une réunion entre Schuman et Charlemagne a lieu le 9 novembre au cabinet du ministre.

 

Écolo veut qu’on évalue les fusions précédentes

Pour Écolo-Luxembourg, un enseignement supérieur de proximité est un gage d’accessibilité, mais aussi un levier important du développement économique et social de notre province. Pour assurer la pérennité de notre enseignement supérieur, Écolo suggère :

1. Une évaluation des fusions réalisées sous la législature précédente avant de se lancer dans les fusions de zones contiguës pour bien baliser la nouvelle génération de fusions, tel qu’annoncé dans la Déclaration de Politique communautaire (DPC).
2. La création de nouvelles accréditations, obtenues par dérogation, pour les zones où l’offre d’enseignement supérieur est maigre (des cursus existants et novateurs en lien avec les enjeux régionaux).
3. Maintenir des centres de décision dans la province au travers de l’outil législatif (seule garantie fiable à terme).

«Le souhait du ministre de pérenniser l’offre d’enseignement dans notre province va dans le bon sens. Cependant,
il est urgent de passer à l’action et de trouver des solutions concrètes sur le terrain. Écolo attend avec impatience que le ministre Marcourt précise au plus vite quelles sont les pistes originales qu’il annonce », terminent la sénatrice
Cécile Thibaut et le parti Écolo du Luxembourg.

Frontaliers: La Commission européenne pourrait aller devant la Cour de Justice

Ecolo Luxembourg, par la voix de la sénatrice Cécile Thibaut, se réjouit de la réponse de la ministre Onkelinx apportée lors de la séance plénière de ce jeudi 21 octobre. La ministre de la Santé et des Affaires sociales juge en effet que la suppression des allocations familiales dès qu’un étudiant a atteint 18 ans, compensée par l’octroi d’une bourse d’étude aux seuls résidents luxembourgeois constitue une discrimination. Cette position de la ministre est intéressante mais l’émoi et le regret face à l’absence de concertation exprimés auprès de sa collègue grand-ducale ne suffiront pas.

Ecolo Luxembourg ne cesse de le répéter depuis le début de l’été : cette mesure décrétée par le Grand-duché va à l’encontre du principe de non-discrimination entre les travailleurs qui est l’un des piliers de l’Union européenne. Dans cette perspective, les eurodéputés verts, Isabelle Durant et Claude Turmes, avaient en son temps adressé une question à la Commission, gardienne du traité, lui demandant sa position à ce propos.

Dans la réponse reçue hier, la Commission indique qu’elle est d’avis que «l’introduction d’une condition de résidence pour l’accès aux aides financières pour des études supérieures semble contraire aux règles communautaires applicables en matière de libre circulation des travailleurs, dans le sens où celle-ci aurait comme résultat d’exclure, comme bénéficiaires, les enfants de travailleurs frontaliers».

Même si elle reste prudente, la Commission s’est donc bel et bien saisie du dossier. Elle précise qu’elle procède en ce moment à l’examen de la législation en cause et prendra toute l’information nécessaire. Pour, ensuite, sur la base de son enquête, prendre une décision quant à la suite à donner, y compris, le cas échéant, devant la Cour de Justice du traité pour manquement aux obligations qui découlent du traité de l’Union.

Ecolo Luxembourg prend note avec satisfaction de la position de la Commission européenne et reste attentif aux suites qui seront données aux plaintes introduites par les organisations syndicales.

Réforme des plates-formes de distribution postale en province de Luxembourg. ECOLO trouve la prise de conscience du PS bien tardive…

Depuis des mois et des années, ECOLO dénonce au niveau du Parlement fédéral et des communes les conséquences sociales des plans de restructuration de la Poste. Cadences infernales pour les facteurs, fermetures des bureaux de poste dans les communes et, aujourd’hui, conséquences sociales et environnementales de la réorganisation des bureaux de distribution. Tous ces choix sont la conséquence, d’un part, de l’entrée dans le capital de la Poste d’un actionnaire privé, le fonds d’investissement CVC, à hauteur de 50% et, d’autre part, du contrat de gestion négocié entre la Poste et l’Etat belge. Plus précisément, c’est un gouvernement composé des libéraux et des socialistes qui est à l’origine de ces deux décisions.

Aujourd’hui, le Secrétaire d’Etat Courard, par ailleurs président de la fédération luxembourgeoise du PS, semble découvrir ces faits et en appelle, comme sur d’autres dossiers, à la mobilisation de l’ensemble des forces politiques luxembourgeoises par rapport au volet précis de l’implantation future des bureaux de distribution.

S’agit-il par là d’essayer de masquer les responsabilités de son parti dans ce dossier ? ECOLO s’étonne en tout cas de cette schizophrénie apparente du bourgmestre en titre de Hotton. Si les Verts se réjouissent de cette prise de conscience, il faut bien constater qu’elle est fort tardive. Ils espèrent dès lors que le Parti socialiste pèsera effectivement de tout son poids au sein du gouvernement fédéral pour inverser une logique à l’œuvre de longue date déjà et qui conduit de facto au démantèlement d’un service public essentiel, particulièrement en milieu rural.

Pour leur part, les Verts continueront, via questions parlementaires, amendements et propositions diverses, leur travail d’opposition à cette réforme funeste dans le but d’éviter que la libéralisation du marché postal décidée à leur corps défendant par l’Europe ne fasse de la province de Luxembourg un désert social.

Plus précisément, et même si bien d’autres questions doivent être posées quant à l’avenir de la Poste, la Sénatrice Cécile Thibaut interrogera très prochainement la Ministre en charge des entreprises publiques, Inge Vervotte, quant au nombre et à la localisation des plates-formes de distribution prévues chez nous. En effet, il semble essentiel aux yeux d’ECOLO, tant au niveau des kilomètres parcourus que de la santé et de la sécurité des travailleurs de la Poste, de tenir compte des distances, du relief et des conditions climatiques parfois difficiles qu’on rencontre en Luxembourg. A défaut d’obtenir une remise en cause plus fondamentale de ce qui est aujourd’hui à l’œuvre, c’est le moins que l’on puisse attendre du management de la Poste et du Gouvernement fédéral tout entier !

Cécile THIBAUT – Sénatrice

Frédéric MOIS – Secrétaire provincial

Modernisation de la ligne 161-162 et train pendulaire La Ministre Vervotte s’engage… pour une réponse à la mi-janvier

Interrogée ce mercredi en Commission de l’Infrastructure par les députés Arens (cdH), Bellot (MR) et Gilkinet (ECOLO), la Ministre des Entreprises Publiques a fait le point sur l’état d’avancement des réflexions quant à la modernisation de la ligne 161-162 et à l’utilisation des trains pendulaires entre Bruxelles et Luxembourg.

Dans le cadre d’une réponse volontariste, Inge Vervotte a confirmé que l’hypothèse de l’utilisation du train pendulaire sur cette ligne tenait la corde, que tout retard de décision coûterait de l’argent à la SNCB et qu’elle plaiderait personnellement auprès des dirigeants de l’entreprise pour qu’une décision soit effectivement prise dans les plus courts délais, l’échéance de la mi-janvier étant citée.

Pour ECOLO, ce dossier a toujours fait partie des priorités ferroviaires, avec notamment les efforts mis en œuvre sous le gouvernement arc-en-ciel par José Daras pour mettre sur pied le projet Eurocaprail.

Pour cette raison, nous ne manquerons de rappeler, dès la rentrée de janvier, la Ministre en charge de la tutelle de la SNCB à ses engagements. Il est vital que cet axe structurant soit renforcé dans le futur le plus proche, pour éviter que les provinces de Namur et de Luxembourg ratent une nouvelle fois le train d’une mobilité ferroviaire efficace et rapide.

Georges GILKINET Député fédéral

et Cécile Thibaut Sénatrice