Paris : ne rien lâcher et rester unis

Les mots manquent de force pour exprimer l’effroi qui est le nôtre suite aux actes de barbarie perpétrés en France hier. Nos pensées vont aux victimes elles-mêmes, aux familles de victimes, ainsi que plus largement à tout un peuple qui, aujourd’hui, est en deuil.

Rien ne justifie ce dévoiement absolu du sens de la vie et des valeurs humaines.

Face à ceux qui répandent la terreur par la mort,

Face à ceux qui veulent détruire notre vivre e nsemble,

Face à l’objectif des terroristes qui est de nous diviser, de semer la peur et la haine et de nous pousser à nous replier,

Face à la barbarie la plus abjecte,

Il ne faut rien lâcher.

Avec toutes celles et ceux qui sont intervenus sur le terrain pour assurer la sécurité, qui ont spontanément ouvert leurs portes hier et et qui apporté les premiers secours,

Avec l‘immense majorité des hommes et des femmes de notre pays et d’ailleurs qui souhaitent vivre en paix et refusent la logique de violence et de haine ,

Il ne faut rien lâcher, malgré la peur qui peut nous habiter aujourd’hui. Ne rien lâcher des valeurs auxquelles nous tenons, de nos aspirations à la liberté, à la fraternité et à la solidarité.

Par delà nos différences, nous sommes unis et nous devons rester unis.

 

Zakia Khattabi et Patrick Dupriez

Coprésidents d’ECOLO

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Avant la rentrée parlementaire, place à la rentrée scolaire!

Le mardi 15 septembre Barbara Trachte (Députée au parlement de la communauté française) et moi-même sommes allées à la rencontre des enseignants en province de Luxembourg, afin de pouvoir identifier les difficultés rencontrées par ces derniers.

C’est à l’Ecole Fondamentale de l’Athénée Royal d’Athus que nous avons d’abord été accueillies. Cette entité compte quatre établissements :Ecole du Centre, Ecole de la Frontière, Ecole du Dolberg et l’Ecole du Home Lorrain

Je retiendrai de cette première visite, la force dégagée par l’ensemble de la direction pour faire de leurs établissements des écoles du « vivre ensemble » avec souvent, la barrière de la langue pour les parents ou les nouveaux élèves ou encore des niveaux socio-économiques des familles très divers. . J’ai beaucoup apprécié la créativité et les initiatives prises entre les écoles, la commune et l’enseignement de la promotion sociale, qui permettent d’organiser des cours de langue françaises en journée pour les parents, des heures de soutien scolaire ou encore, comme cet été, un blocus assisté.

Dans les points plus difficiles, je retiens l’organisation épique des rentrées scolaires avec la difficulté d’engager du personnel qualifié, difficulté essentiellement due à la lenteur administrative mais aussi à la pénurie du personnel enseignant qualifié. . Un pacte d’excellence incompréhensible et loin des réalités de terrain. Une demande claire vis à vis des politiques ; pas de mesures dantesques qui réinvente la roue chaque année, mais de l’huile dans les rouages pour soutenir les établissements.

Dans un deuxième temps nous sommes allées à la rencontre des élèves et de l’équipe pédagogique de l’école « Les près vers » à Gérouville.

Pour voir le reportage de TV Lux, cliquez ICI

Une dynamique incroyable rayonne de cette toute petite école ! Les trois classes (deux en primaire et une pour les maternelles) des « Prés vers » travaillent en pédagogie active. Une ambiance studieuse et calme qui peut paraître paradoxale quand on sait que l’enseignant doit gérer deux ou trois années en même temps. L’auto-gestion et la solidarité sont sans nul doute les leitmotivs des élèves Gérouvillois et de leurs professeurs. Ici c’est la débrouille, les moyens sont difficiles à obtenir et le corps enseignant n’hésite pas à mettre la main à la pâte. Les idées fusent et se réalisent petit à petit, aménagements des voies de secours, participation des élèves au conseil communal des enfants, en-cas sains pour les récréations, ça bouge dans cette petite école où tout le monde se connaît.

On relèvera deux préoccupations majeures pour le PO de cet établissement ; d’une part la difficulté de lever des fonds afin d’améliorer les locaux. Et d’autre part, la crainte perpétuelle de manquer d’élèves et de voir l’école estropiée d’une classe, ou pire encore de devoir fermer ses portes. Or, il paraît évident, notamment en termes de mobilité, que cette école a une réelle légitimité d’exister.

Visite ardenne toys
Pour terminer cette journée, nous sommes allées rejoindre les élus Ecolo du Parlement Wallon et de la Fédération Wallonie Bruxelles en mise au vert à Fauvillers pour une visite de l’entreprise Ardenne Toys !

 

Bienvenue aux réfugiés!

Il est utile de réaffirmer que chaque être humain mérite notre protection, notre aide, lorsqu’il fuit la guerre et/ou la barbarie. C’est pour cette raison que le Secrétariat provincial d’Ecolo Luxembourg a visité le centre de réfugiés de Beho, tout fraîchement rouvert. Et nous disons donc bienvenue aux 70 personnes accueillies dans ce centre de la Croix-Rouge.

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Cécile Thibaut, Brigitte Pétré et Nicolas Stilmant ont visité le centre pour réfugiés de Beho ce matin.  Centre qui avait fermé en janvier, mais que la Croix-Rouge a maintenu « en tampon » car son analyse de la situation internationale lui indiquait que de nombreux réfugiés pouvaient arriver.

Daniel Schrauben, directeur du centre de Beho (70 places) mais aussi d’Eupen (105 places):

« Le 17 août les 54 premières personnes sont arrivées, dix jours à peine après que la décision de rouvrir le centre soit prise.  Les 11 salariés (la plupart ayant déjà travaillé au centre précédemment) ainsi que les nombreux bénévoles ont tout mis en oeuvre en un temps record pour accueillir au mieux ces personnes en détresse ».

La situation de Beho (commune de Gouvy) convient-elle bien pour ce genre d’infrastructure?

« En terme de mobilité, il y a bien pire.  Nous ne sommes qu’à 5 kilomètres de la gare de Gouvy, ce qui permet même un accès à pied si nécessaire.  Les trajets vers Bruxelles pour se rendre à Fedasil ou à l’Office des étrangers peuvent s’effectuer sans trop de difficultés.  Le plus intéressant, ici, c’est la petite taille du centre par rapport aux grosses structures qui accueillent plusieurs centaines de personnes.  L’ambiance ici est très familiale, il y a une grande autonomie pour les résidents.  Et puis l’accueil est très bon, nous n’avons aucun problème avec le voisinage et la Commune nous aide bien.  Elle a par exemple envoyé l’employée de l’enregistrement directement chez nous pour ne pas que les demandeurs d’asile doivent se rendre jusqu’à la commune. »

Quel est le profil des personnes hébergées?

« Nous n’avons qu’une seule famille avec de grands enfants.  Comme le bâtiment est le long d’une route très fréquentée, les enfants ne sont pas accueillis ici, pour éviter des accidents.   Ce sont donc principalement des personnes seules qui arrivent ici, dont la plupart proviennent de Syrie et d’Iraq.  Et on constate que vu les sommes exigées par les passeurs pour arriver jusqu’en Belgique, ce sont des personnes qui avaient quelques moyens dans leur pays, et donc un certain niveau de formation et de vie.  Les plus démunis eux ne peuvent guère espérer aller plus loin que les frontières de leur pays, en Turquie ou au Liban, où ils sont des millions. »

Quels sont les principaux défis à surmonter?

« Une fois l’urgence passée, et la plupart des personnes ayant obtenu le statut de réfugié au regard de la Convention de Genève (il est difficile de dire qu’il n’y a pas la guerre dans ces pays…), il faudra arriver à intégrer ces personnes dans notre société.  Et là les défis seront énormes, que ce soit en matière de logement, de travail, de scolarité, …  Et c’est vraiment à ce moment-là que les citoyens et les communes pourront apporter leur aide.

Il faudrait aussi arrêter de croire qu’ériger des murs est la solution.  Le principal problème avec cette politique, c’est qu’elle enrichit et renforce le crimé organisé!  Il faut s’attaquer à ces gens, qui sont souvent des Européens!, pas aux réfugiés qui cherchent simplement à fuir la guerre et la misère… »

L’agriculture pour nourrir le monde…

Petite foire

A la veille de la foire agricole de Libramont, je partage avec vous cette carte blanche de la Colupa publiée dans La Libre Belgique.

N’oubliez pas la petite foire à Semel, véritable alternative à la foire agricole, qui fait la part belle à plusieurs associations de la province, à l’initiative du MAP (Mouvement d’Action Paysane).

Carte blanche

Par un collectif de signataires, à l’initiative de la Coalition luxembourgeoise pour la Paix (*)

Une agriculture qui nourrit le monde ou qui le détruit ?

 

Curieuse question lorsqu’on sait que la vocation de l’agriculture est, depuis toujours, de produire des aliments pour nourrir les humains. Pourtant aujourd’hui une part de plus en plus importante de l’activité agricole est consacrée à des produits non alimentaires. Les agrocarburants n’en sont qu’un exemple parmi d’autres, sans doute le plus connu. Quant à la nourriture, elle tend à devenir elle-même une simple marchandise, objet d’une activité économique hautement lucrative sur fond de spéculation boursière.

Une arme particulièrement efficace dans une guerre économique qui ne connaît plus de limites, puisque même les politiques d’aide alimentaire contribuent souvent, à leur tour, à l’inféodation de populations entières à des lois commerciales dictées de l’étranger. Ce type d’exploitation productiviste conduit à un accaparement des terres, à la ruine des petits paysans locaux, à un exode rural massif, à la détérioration des écosystèmes ainsi qu’au gaspillage énergétique résultant des transports à longue distance. Sans parler des conflits armés dans certaines régions du monde particulièrement riches en ressources naturelles.

Cette agriculture industrielle qui prétend nourrir le monde et qui contribue, en fait, à le détruire continue à jouir d’importants appuis officiels en raison d’un lobbying efficace des banques et des milieux d’affaires. Nos responsables politiques négocient d’ailleurs en ce moment des accords transatlantiques de libre échange qui risquent d’aggraver encore la situation. Sans parler de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, lancée récemment par le G7, favorisant l’apport de capitaux privés internationaux qui profitent avant tout aux grandes multinationales comme Monsanto ou Cargill, et qui menacent l’accès à la terre, la souveraineté alimentaire et l’environnement des populations locales. (**)

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Fonds de pension : le Sénat se doit d’être irréprochable !

senat2A l’heure actuelle le Sénat finance, via la Caisse de retraite des sénateurs, l’industrie de l’armement, les cigarettiers, les alcooliers, les développeurs d’OGM et les grands pollueurs !

Ecolo et Groen, comme tous les autres groupes politiques, sont représentés au sein de l’asbl privée qui gère la Caisse de retraite des sénateurs. A plusieurs reprises, nous avons demandé des éclaircissements quant au caractère éthique des placements réalisés par cette dernière.

Et le constat est unanime, les placements du fonds de pension du Sénat sont loin d’être exemplaires.Certains d’entre eux sont mêmes catastrophiques… 20 à 30 % des placements de ce fonds (210 millions au total) posent question. Pour Ecolo, ce fonds de pension pose problème pour trois raisons :

1. Il investit dans les énergies polluantes (producteurs de pétrole, de gaz de schiste,…), et rien dans les énergies renouvelables…

2. Il investit dans des produits nocifs pour notre santé via notamment des producteurs de cigarettes (Philipp Moris) et d’OGM (Monsanto), mettant également en péril la biodiversité et notre environnement.

3. Il investit dans l’industrie de l’armement : missiles nucléaires, armes à sous-munition, rockets, chars d’assaut, …

C’est pourquoi, Ecolo et Groen réclament des critères éthiques et durables pour les placements du fonds de pension du Sénat.

Nous demandons que :

– La Caisse de Retraite des Sénateurs soit soumise à un audit par organisme spécialisé dans l’évaluation de la durabilité et de l’éthique des placements financiers (comme Ethibel ou Vigeo). Et que cette évaluation soit répétée à délai réguliers.

– Des critères éthiques et de durabilité soient fixés et rendus publics. Avec des critères d’exclusion (produits nocifs pour la santé, armement, …), mais également des critères positifs (économie belge, nouvelles technologies vertes, …).

Les retours presses :

L’AvenirRTL (vidéo)RTBF (vidéo)RTBF (article)Le Vif