Nos candidats et nos priorités pour le 25 mai

ECOLO Luxembourg vous présente ses candidates et candidats aux élections de mai 2014. Aux côtés de Cécile Thibaut, Nicolas Stilmant et Jean-Philippe Florent, on retrouve des membres écologistes engagé(e)s de longue date: François Rion, Christina Dewart, Brigitte Pétré…, des jeunes qui s’engagent avec enthousiasme: Romain Gaudron, Christine Cuvelier, Jérémy Van Leeuwen, Coralie Paul… mais aussi des nouveaux candidats issus d’horizons variés: Michel Bourlet, Eric Jurdant, Claudine Marx,…
avec-votre-temps

Les temps changent et l’histoire s’accélère. Même dans notre province, les épisodes se succèdent et risquent d’être particulièrement violents.

– L’UCM nous interpellait en novembre 2013 : un nombre de faillites record en 2013 (199 faillites, 400 emplois perdus), un taux de croissance d’entreprises entre 2008 et 2012 d’à peine 0,63 % (contre 7,36 % à Namur) et un chômage qui s’installe avec 14 358 demandeurs d’emploi en 2013.
– Hier, Federal Mogul à Aubange avec 66 personnes licenciées et 33 interimaires non renouvellés. Aujourd’hui, Delvica à Paliseul en aveu de faillite, 68 emplois sont concernés.
– Tout près de chez nous, un agriculteur endetté s’apprête à baisser les bras. Le saviez-vous, il y avait 8000 exploitations agricoles en 1978. Il en reste 2670 en 2010 !

Les crises sont diverses : économiques, sociales et environnementales. L’évidence, c’est qu’aujourd’hui on n’a plus le temps de saucissonner les crises et de les traiter l’une après l’autre. Elles sont profondément interconnectées et toutes plus urgentes l’une que l’autre.

Pour cette raison, au terme d’un processus participatif, nous avons écrit en gras notre manifeste ECOLO: Nous voulons changer la marche de ce siècle. Voilà un horizon politique nécessaire, ambitieux et mobilisateur.

Dans cet esprit, notre campagne sera bien sûr socio-économique et nous avons choisi trois priorités:

– La relocalisation d’une économie durable dans nos régions
– Une économie forte est une économie qui maîtrise son énergie
– Troisième et dernière priorité : la jeunesse

Publicités

Nouveau plan de transport de la SNCB, une logique désastreuse au détriment des navetteurs

Ecolo Luxembourg a pris connaissance des premières informations relatives à la mise en œuvre sur le terrain, ligne par ligne, gare après gare, du nouveau plan de transport de la SNCB présenté lors du premier road show de la SNCB ce mardi à Libramont.

Ce plan, approuvé par le Conseil d’administration de la SNCB, manque cruellement d’ambitions au moment où chacun se plaît à rappeler la nécessité d’offrir à chacun-e des alternatives à la voiture pour se rendre au travail, à l’école, au concert, ou chez ses proches. Tout au contraire, la qualité de l’offre est menacée et particulièrement en milieu rural.

Le plan de transport est notamment marqué par :

  1. un accroissement assez généralisé des temps de parcours pour tenter de lutter ainsi contre les très mauvaises performances de ponctualité;
  2. la diminution de l’offre par la réduction des amplitudes : moins de trains le matin tôt et le soir tard, particulièrement en milieu rural;
  3. des temps de correspondances globalement allongés, alors que l’allongement des temps de parcours est censé assurer la ponctualité.

Malgré l’augmentation du nombre de voyageurs constatée, l’offre globale de trains n’augmentera pas durant les trois prochaines années dans notre province. Deux lignes seront prolongées : Libramont-Dinant prolongé jusqu’à Namur et Libramont-Arlon (L) prolongé jusque Luxembourg.

Un coup d’œil sur les cartes permet de constater que les avantages en temps de parcours pour les voyageurs luxembourgeois sont, au mieux, stationnaires et souvent ont empiré. Le trajet Bruxelles (midi)-Luxembourg prendra 3h15 contre 3h07 actuellement. La vitesse commerciale sur la ligne sera d’environ 70 km/h !

Sur toutes les liaisons, le nombre de train est diminué : ce sont les trains du matin et du soir qui sont supprimés.

Les correspondances, c’est le pire. Il est beaucoup question de nœuds de correspondance dans le discours de la SNCB. Dans la réalité luxembourgeoise, il n’y a de nœud qu’à Arlon où paradoxalement les correspondances sont de l’ordre des trois-quarts d’heure. La situation à Marloie est satisfaisante : l’attente est d’environ 10 minutes. Par contre, à Libramont les correspondances de et vers Bertrix, Virton ou Dinant prennent au moins vingt minutes à l’aller comme au retour, contre 12 aujourd’hui.

Pour Ecolo Luxembourg, le plan de transport de la SNCB passe à côté des enjeux de mobilité de notre temps et ce sont les usagers du chemin de fer rural qui sont les dindons de la farce. Il doit être revu.

Bureau de poste d’Arlon: Bpost vend ses bijoux de famille !

Ecolo Luxembourg a pris connaissance de la volonté de bpost de vendre le bureau situé à la rue de la Poste 3 à Arlon. Si l’activité du bureau de poste semble devoir se maintenir, l’opération n’en est pas moins interpellante.

bpost envisage de vendre le bâtiment sur base d’un « Sales & Rent Back », c’est-à-dire qu’en contrepartie de la vente, l’acquéreur s’engage à louer la partie du bâtiment aujourd’hui occupée par le bureau de poste à bpost. Plus précisément, bpost demande un montant de 600.000 € pour la vente du bâtiment et en échange s’acquitterait d’un loyer de 30.000 € par an.

Ecolo Luxembourg tient à attirer l’attention sur la piètre gestion du patrimoine de bpost. Des opérations similaires ont, par le passé, montré leur coût exorbitant à moyen et long terme pour les finances de l’entreprise publique. Pour le bureau de poste d’Arlon, le produit de la vente permettra de couvrir à peine 20 ans de location sans indexation de la valeur du bâtiment… Qu’en est-il donc du long terme ?

Notons encore que ce bâtiment offre également près de 400 m2 exploitables aux étages et ce en plein coeur d’Arlon, où l’immobilier est loin d’être bon marché. De plus, la location d’une antenne gsm, située sur le bâtiment, rapporte actuellement pas moins de 5.500 euros hors TVA par an à bpost.

Face à cette opération, Ecolo Luxembourg s’interroge sur l’avenir du dernier bureau ouvert au public dans la ville d’Arlon. Bpost envisagerait-elle un déménagement, voire une fermeture de ce bureau idéalement situé ?

Pour la sénatrice Cécile Thibaut, la vente du bureau de poste d’Arlon est donc totalement incompréhensible. C’est pourquoi, elle vient d’interpeller le Ministre Jean-Pascal Labille pour réclamer l’annulation de la mise en vente de ce bâtiment.

L’avenir de bpost nécessite, en effet, une vision à long terme et une gestion en bon père de famille de son patrimoine !

Quotas Inami : stop ! La Ministre de la Santé doit conserver ses ambitions

Alors qu’elle avait annoncé fin décembre la fin du contingentement des numéros Inami pour les spécialistes de médecine reconnues en pénurie, la Ministre de la Santé Laurette Onkelinkx a précisé un mois plus tard, suite à différentes prises de positions hostiles, dans medecinsune carte blanche, que le nombre total de numéros Inami n’augmenterait pas à l’horizon 2020 et que les offres de stage aux candidats médecins et spécialistes resteraient limitées. Dans les faits, on risque donc le statut quo et de ne pas répondre aux besoins exprimés sur le terrain. Pénuries et besoins non couverts qui résultent du contingentement imposé depuis trop d’années ! La Sénatrice Cécile Thibaut a interpellé la Ministre, dont la réponse à été lue par le Secrétaire d’Etat Philippe Courard, au Sénat ce jeudi. Pour Ecolo, la Ministre doit revoir sa copie et conserver ses premières ambitions !

Depuis 1997, la Belgique vit sous le régime strict du contingentement qui ne permet qu’à un certain nombre de diplômés en médecine de décrocher un numéro Inami. Pour contourner ce contingentement, on puise depuis plusieurs années dans les quotas des années suivantes pour permettre aux nouveaux diplômés d’exercer leur métier. A ce jour, il resterait 2830 numéros Inami disponibles pour les 7000 à 7500 médecins qui seront diplômés entre 2014 et 2020. Près de deux nouveaux docteurs en médecine sur trois seraient donc empêchés d’exercer leur métier.

En décembre 2013 et après des années d’attente, la Ministre de la Santé, Laurette Onkelinkx, avait enfin décidé de réagir et le Gouvernement a pris la décision de retirer le filtre existant pour toutes les spécialités de médecine reconnues en pénurie objective, soit la médecine générale, la psychiatrie infanto-juvénile, la médecine aigüe, la médecine d’urgence et la gériatrie sont ainsi concernées. Depuis, la Ministre a précisé, dans une carte blanche (le Soir, 22 janvier), les modalités accompagnant la décision prise par le Gouvernement. Or celles-ci sont en net recul par rapport aux intentions annoncées !

Pour la Ministre, il y aura un système de vases communicants entre les numéros Inami des disciplines en pénurie et les autres spécialisations. Les quotas existant pour 2020 seraient diminués à proportion des spécialités exemptées de contingentement. Au niveau chiffres, on parle de 400 généralistes, 20 psychiatres infanto-juvénile, 20 spécialistes en médecine aigüe, 10 spécialistes en médecine d’urgence, 20 gériatres. Pour Ecolo, c’est le système des quotas tout entier qu’il faut revoir et non se contenter d’équilibrages entre spécialisations.
Ecolo a déposé une proposition de loi visant à organiser autrement l’offre des soins de santé.
 

De plus, le nombre des maîtres de stage et des places de formation restera limité ! L’accès aux spécialités visées restera donc, lui-aussi, limité par les places disponibles. Ce n’est pourtant un secret pour personne : l’entrée dans une formation à une spécialité médicale nécessite de trouver une place de stage auprès d’un maître de stage. Pour Ecolo, il faut au contraire améliorer les possibilités de stages pour les candidats spécialistes et réorganiser leur accompagnement afin qu’ils puissent bénéficier des accompagnements formatifs suffisants.

Vu la pénurie actuelle des médecins généralistes, de certains spécialistes et dès lors de maîtres de stage potentiels, il est indispensable d’agir aujourd’hui, des solutions existent : les médecins spécialistes actuels doivent prester plus dans les hôpitaux et moins dans des cabinets privés et les lieux de stages doivent être élargis.

Interpellée par la Sénatrice Cécile Thibault, la Ministre a confirmé le positionnement pris dans la carte blanche. Après tant d’années perdues et d’inaction, la Ministre Onkelinkx risque donc de saborder elle-même ses propres décisions prises en matière de numéros Inami. Ecolo attend qu’elle revienne à ses ambitions initiales. 

Cécile THIBAUT, Sénatrice

Muriel GERKENS, Cheffe de groupe Ecolo à la Chambre

Indemnisation Pour Ecolo, on ne peut se contenter de demi-mesures pour répondre aux victimes de l’amiante !

Ce jeudi 30 janvier sera adopté un texte de loi issu des travaux du Sénat qui, s’il constitue une avancée en matière d’indemnisation pour les victimes de l’amiante, reste lacunaire et loin d’être à la hauteur des demandes des associations représentant les victimes. Ecolo déposera une nouvelle fois des amendements pour forcer la majorité à aller plus loin que des demi-mesures.  

amiante,domestiqueLe fond d’indemnisation des victimes de l’amiante constate une augmentation du nombre de dossiers et nous savons que de nombreuses victimes ignorent son existence ou n’y ont  pas droit. De même, d’ici 2020-2025, ce seront presque 20 000 victimes qu’il faudra accompagner tandis que les responsables de leur exposition à l’amiante ne sont acculés à aucune prise en charge des coûts, celle-ci étant répartie sur l’ensemble des employeurs. Face à ces constats, il était nécessaire de répondre aux demandes des associations des victimes.

Le projet de loi qui sera voté ce jeudi permettra de couvrir les frais en soins de santé de la même manière pour les victimes professionnelles et  pour les victimes environnementales de l’amiante. Cette avancée est évidemment indispensable et répare une lacune discriminatoire qui était contraire à la volonté du dispositif en place visant à l’indemnisation des victimes de l’amiante qu’elles soient salariées, indépendantes ou victimes environnementales.

Mais ce texte reste décevant aux regards des attentes des associations, qui se sont exprimées lors d’auditons au Sénat, et des propositions de loi qui avaient été déposées, notamment par Ecolo et Groen, suite à ces auditions.

Ecolo avait en effet déposé  le 1er décembre 2011 une proposition de loi pour que le fonds amiante soit accessible aux malades du cancer du poumon provoqué par l’amiante. Cette proposition visait également à augmenter le délai entre l’exposition à l’amiante et l’indemnisation des soins suite à la détection des maladies  vu leur longue incubation. Enfin, notre proposition imposait une participation plus importante au financement du fonds d’indemnisation des victimes de la part d’entreprises dont la responsabilité a été établie via jugement. Ces propositions étaient soutenues et partagées par l’association ABEVA.

Les discussions sur cette proposition de loi avaient commencé au Sénat, des auditions avaient été organisées.  La Sénatrice Ecolo Cécile Thibaut y avait défendu l’urgence de l’action dans ce dossier. La majorité et le Secrétaire d’Etat Philippe Courard ont néanmoins stoppé ces travaux de manière unilatérale.

Le groupe Ecolo-Groen partage la déception des victimes de l’amiante et de l’association ABEVA. Les parlementaires Muriel Gerkens et Kristof Calvo tenteront encore une fois de permettre l’adoption d’un texte plus ambitieux ce jeudi et vont dès lors redéposer des amendements en séance plénière.

Muriel GERKENS,

Cheffe de groupe Ecolo à la Chambre

Cécile THIBAULT,

Sénatrice