Les enfants plus exposés à la pauvreté

C’est ce que démontre le rapport d’information de la commission des matières transversales sur la pauvreté infantile. Ce rapport a été présenté au Sénat lors de la séance plénière du 26 février 2016 et a intéressé l’hémicycle durant presque toute l’après-midi. De nombreuses auditions ont eu lieu durant l’année écoulée afin de cadastrer les besoins de ce public si particulier et de mettre en place des solutions avec les différents niveaux de pouvoir afin d’éradiquer ce phénomène de pauvreté infantile. Divers organismes tels que le service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale, différentes universités, l’Observatoire de la santé et du social de Bruxelles-Capitale, l’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse de la Communauté française et son homologue néerlandophone, … ont participé au débat.

On retiendra qu’il faut avant tout pouvoir aborder cette question de manière transversale, les causes de la pauvreté infantile étant multiples ; le faible revenu du foyer, le niveau faible d’éducation des parents, la location du logement familial, le fait de vivre dans une famille monoparentale, la faible intensité de travail du ou des parents, l’origine étrangère (et hors UE) des parents ou encore le caractère générationnel de cette pauvreté font de celle-ci un sujet complexe. L’analyse des ces différents facteurs est primordiale. Il faut également pouvoir définir le degré de la privation matérielle et immatérielle de l’enfant pouvant significativement nuire à sa santé et son bien-être personnel.

La cellule familiale est sans nul doute le noyau de l’enfant en situation de pauvreté infantile, pour l’aider il faut pouvoir également aider sa famille. Une approche globale est nécessaire.

Trois axes se sont dégagés du rapport pour venir en aide à ces familles. Dans un premier temps il semble primordial de faciliter l’accès au travail avec un salaire poche correct (soit un écart significatif avec les allocations sociales). D’autre part, pour les personnes ne travaillant pas, il faut pouvoir avoir une allocation correspondant (au minimum) au seuil de pauvreté (ce qui n’est pas le cas actuellement). Et enfin, en collaboration avec les services sociaux, accroître les moyens disponibles pour les besoins des enfants, et ce, y compris pour les familles où les parents travaillent. L’information vis à vis de ce public doit être claire et accessible. L’identification des facteurs dissuadant l’entrée sur le marché du travail doivent être identifiés (frais de déplacements, de garde, …) et limités. Veiller à favoriser l’accès aux loisirs et à la culture sans stigmatisation.

Hélène Ryckmans était rapporteuse pour Ecolo. Pour en savoir plus, cliquez ICI.

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