« Il n’y aura pas d’éoliennes à Herbet » – L’Avenir 07/06

C’est à la demande des riverains que la sénatrice Cécile Thibaut, le conseiller politique spécialiste des questions d’énergie Jean-François Gerkens et la conseillère communale Micheline Têcheur, tous trois du parti Écolo, sont venus à Verlaine pour répondre aux inquiétudes de la population quant au projet  d’implantation de neuf éoliennes à Herbet. Micheline Têcheur signale d’emblée : « A notre connaissance, tous les projets éoliens réussis, hors zones neutres, émanaient du désir des habitants, qui étaient en accord avec le principe de cette technologie. »

Sans titre Parmi les questions posées à Verlaine, la plus importante pour les personnes du public était sans doute celle-ci : « Y aura-t-il des éoliennes à Herbet ? »

 Pour Jean-François Gerkens, la réponse est sans appel : « Non, il n’y en aura pas. Le cadre éolien tel qu’il est conçu exclut Durbuy, il est élaboré selon des critères objectifs, dont la carte Feltz, a-t-il souligné, avant de faire circuler dans le public un exemplaire de la carte des lots éoliens. Cette carte, soumise à l’avis de commune, le sera aussi à enquête publique et évoluera encore avant de devenir définitive, mais vous n’y trouverez pas, à Durbuy, d’emplacements propices à l’éolien, qui sont signalés en vert. » Dans l’assistance, une personne pointe la carte du doigt et monte le ton : « Vous nous demandez de trouver du vert sur cette carte et j’en vois dans notre région. Essaieriez-vous de nous faire croire n’importe quoi ? ». La sénatrice intervient : « Le cadre prévoit que l’on privilégie les parcs d’au moins cinq éoliennes, pour éviter le mitage des paysages. Les petites taches que vous voyez sur la carte ne sont pas assez larges que pour imaginer implanter un parc. Pour neuf éoliennes, il faut prévoir cent hectares, une surface qui est loin d’être représentée par les quelques taches vertes que vous voyez. »

 « Ne rien signer sur un coin de table »

 Reste la question concernant la société porteuse du projet, KDE, qui a approché des habitants de la région et a déjà investi à Herbet. « L’angle important, c’est le foncier, a encore expliqué Jean-François Gerkens. Le premier promoteur qui réserve un espace ou un droit d’entrée vers une cabine haute tension est le premier servi. Les sociétés ont une politique de bourrage, quitte à ne concrétiser qu’un projet sur dix. Ce qu’elles ne disent pas très fort, c’est que ce n’est pas parce qu’elles réservent un terrain qu’une éolienne sera installée dessus. »

 Le bourgmestre de Durbuy, Philippe Bontemps, est intervenu à propos des visites de KDE aux riverains : « Une page du bulletin communal proposera aux personnes qui ont reçu une visite du promoteur de réagir si elles le désirent. N’oublions pas, dans tout cela, que l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas, il faut rester vigilants.» Cécile Thibaut complète : « Rien n’empêche un promoteur de démarcher, mais il ne faut jamais signer un document pour un tel projet privé sur un coin de table, une transaction de ce type devrait se faire devant notaire

Émilie DEFECHE

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