SNCB : tous derrière la 11e cabine de signalisation – L’Avenir du Luxembourg 24/02

Tous les politiques de la province vont monter au créneau pour défendre la centaine d’emplois qui dépend de la cabine Infrabel de Libramont.

Le gouverneur Bernard Caprasse a réuni hier partis politiques et syndicats pour entendre les informations d’Infrabel à propos de la suppression de la cabine de signalisation de Libramont.

Le 17 janvier dans nos colonnes, les syndicats CSC et CGSP annonçaient que 100 emplois vont passer à la trappe à Libramont au sein du groupe SNCB d’ici 2020. Le nouveau master plan d’Infrabel prévoit en effet de concentrer le personnel qui règle la circulation sur le réseau ferré belge sur 10 sites : 6 en Flandre (Bruxelles(sic !), Bruges, Gand, Anvers-Berchem, Anvers-port, Hasselt) et 4 en Wallonie (Mons, Charleroi, Namur et Liège). Libramont, son nouveau bâtiment, ses 100 cabiniers qui assurent le trafic 24 h/24, 365 jours par an : supprimé. Le plan prévoit toutefois que le bâtiment continuerait à abriter le matériel informatique lié au réseau ferroviaire. Ce bâtiment est érigé suivant l’actuel
master plan (2005-2014) qui réduit les cabines de signalisation de 214 à 31 dans le royaume, pour 5 millions €.

Dès le 17 janvier, la sénatrice Écolo Cécile Thibaut interpellait la ministre Inge Vervote en commission sur cette coupe claire dans ce personnel, réduit quasiment de moitié (de 4 285 à 2 410 d’ici 2020). Mme Vervote avait parlé de sécurité, de pension et de plan social. Le sénateur cdH Dimitri Fourny a fait de même début février.

La 11e cabine

Mercredi à Libramont, syndicats CSC et CGSP et élus et représentants cdH, PS, MR et Écolo ont accordé leurs violons. En plus d’un courrier de protestation et de revendications à Infrabel, les élus fédéraux vont rapidement interpeller la ministre des Entreprises publiques, de conserve. Leurs arguments pour le maintien d’une 11e cabine, au vu de l’exposé du représentant d’Infrabel : primo, la cabine de Libramont répond aux critères Infrabel pour être maintenue, dont la gestion d’un axe complet (la ligne 162) ; secundo, les impératifs de sécurité et de proximité ne sont rencontrés que par des cabiniers qui connaissent le terrain particulier de la traversée de l’Ardenne.

Le député provincial Daniel Ledent, qui fut de la SNCB dans une vie précédente, et les syndicalistes du chemin de fer ont dit et répété qu’une gestion du trafic à longue distance sans connaissance du terrain serait trop risquée.

Plus largement, Claude Vernay (Écolo) a resitué l’affaire dans le cadre plus large de la désertification des services publics en province de Luxembourg. Et le gouverneur d’y ajouter les retards du Pendolino, la ligne Gouvy-Liège délaissée : « Donnons-nous six mois pour présenter un plan !»

Éric LEKANE

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par thibautcecile Posté dans Presse

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